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Algie
Algie est le mot savant pour désigner la douleur physique. Elle survient du fait de l'atteinte d'un nerf sensitif en un point quelconque de son trajet. Les causes en sont multiples : traumatisme, infection, compression au voisinage du nerf, tiraillement... Elle est désagréable, mais elle peut être utile, dans la mesure où c'est un signal que reçoit l'organisme de l'extérieur pour lui expliquer qu'il est en danger.
Par exemple, la notion de brûlure est utile, qui permet de défendre l'organisme contre les brûlures.
Il y a des douleurs de tous types et de toutes intensités. Il y a les douleurs d'origine tactile, induites au niveau de la peau, et qui sont elles-mêmes fort diverses : brûlure, pincement, etc. Il y a les douleurs plus intérieures à l'organisme, telles que les douleurs osseuses qui peuvent être pénibles. Il y a des douleurs dues aux spasmes, au niveau du tube digestif par exemple. Il se produit parfois une projection de la douleur à la peau, c'est-à-dire qu'un point douloureux à l'intérieur du corps peut se traduire également par une sensibilité de la peau, même si la peau n'est pas lésée.
Il y a d'autre part un problème très important bien que d'application assez rare, qui est l'intégration intellectuelle de la douleur, ce qui veut dire : pour avoir mal, il faut le savoir.
Dans certains cas de douleurs rebelles, par exemple cancéreuses, on peut être amené à couper les voies de la conduction de la douleur qui passent par la moelle épinière dans sa partie postérieure. Dans certains cas on peut aller jusqu'à détruire une certaine partie du cerveau, celle où la douleur s'intègre sur le plan intellectuel. Une fois l'intervention pratiquée, les organes continuent de percevoir la douleur, mais l'individu l'ignore puisqu'il ne sait plus qu'elle existe.
Il faut distinguer parmi les moyens de défense contre la douleur les analgésiques, les anesthésiques et les stupéfiants. Il ne faut pas confondre les analgésiques et les anesthésiques.
L'anesthésie est une forme de défense contre la douleur. On peut envisager des anesthésies locales, par exemple des infiltrations par la novocaïne d'un point douloureux, ce qui "sidère" l'action du récepteur, c'est-à-dire que l'organe atteint est privé de sensibilité. L'anesthésie générale, dont l'action provisoire ne laisse pas de traces, permet aux gens qui dorment de ne pas ressentir leur douleur.
Lors d'une intervention chirurgicale, les processus douloureux qui restent choquants pour l'organisme continuent d'exister; comme le malade dort, il n'en a pas conscience. Toutefois, l'anesthésiste réanimateur est forcé de corriger les réactions de l'organisme pendant l'intervention : l'intervention chirurgicale reste une agression.
A un degré moindre les algies sont calmées par un certain nombre de médicaments, dont le plus classique est l'aspirine : c'est un anti-algique remarquable qui agit essentiellement au niveau du cerveau.
Il y a également tous les dérivés de la morphine, avec lesquels il faut être extrêmement prudent; beaucoup de toxicomanie à la morphine ont comme point commun de départ un traitement analgésique. Les médecins prescrivent donc ces produits avec parcimonie, et se gardent de céder, par un mouvement légitime de pitié, à la supplication de gens qui souffrent.
Enfin, il y a un certain nombre d'autres produits qui sont dérivés du pyramidon ou de l'amidopyrine, produits plus toxiques pour la moelle osseuse (voir agranulocytose), mais qui ont l'avantage de pouvoir être administrés parallèlement à un certain nombre de traitements modernes qui contre-indiquent l'usage de l'aspirine les anticoagulants par exemple (voir douleur)
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