Alopécie
D'un mot grec qui signifie renard, animal sujet à une maladie qui lui fait perdre ses poils.,
L'alopécie est la chute partielle, ou généralisée, des cheveux et des poils. Ses causes sont aussi diverses que les formes qu'elle revêt.
L'alopécie peut être :
- congénitale, et due alors, semble-t-il, à une insuffisance thyroïdienne; - post-infectieuse. Deux à trois mois après une maladie infectieuse (typhoïde, pneumonie, fièvres éruptives, grippes) au cours de laquelle la température a atteint ou dépassé 39¡5, les cheveux tombent. Fonction de la durée et de l'intensité de la fièvre, la gravité de l'alopécie l'est aussi de l'âge et du sexe : plus touché que l'enfant l'homme l'est moins que la femme dont les cheveux longs sont les premiers atteints. L'alopécie post-infectieuse est rarement complète : une couronne de cheveux subsiste presque toujours, et on n'observe jamais de plaques entièrement chauves. Quelques semaines après l'arrêt de la chute des cheveux on peut assister à leur repousse; - héréditaire (parfois) et familiale. Cette alopécie, dite "en aires" ou pelade, n'est pas contagieuse et serait due à certains troubles des glandes endocrines (goitre exophtalmique, myxoedème). Les "aires" qu'elle présente sur le sommet du crâne sont des plaques arrondies, variables en nombre et en dimension, qui laissent apparente une peau lisse et unie, sans la moindre trace de cicatrice ou de desquamation.
La pelade a ses propres variétés :
- la pelade ophiasique caractérisée, à son début, par une plaque verticale parfaitement nue sur la nuque puis par l'apparition de plaques horizontales qui, nues elles aussi et s'étendant en couronne, ne laissent pratiquement de cheveux qu'au sommet de la tête; - la pelade décalvante, la plus grave. En même temps que les cheveux disparaissent tous les poils du corps. Ici aussi la peau est parfaitement lisse et unie. La guérison demande de 2 à 6 mois, mais les rechutes sont fréquentes pendant une longue période de 5 à 20 ans.
L'alopécie peut avoir quantité d'autres origines :
- les frottements répétés de la nuque du nourrisson sur l'oreiller; - les traumatismes accidentels (chute, abcès, brûlures...) ou volontaires : cas de l'écolier qui se gratte la tête et s'arrache des cheveux en lisant, cas assez fréquent pour qu'on lui ait donné un nom : la trichotillomanie; - un accouchement ou une opération grave; - une intoxication par le mercure, l'arsenic ou un composant de certains dépilatoires; - une exposition trop longue aux rayons X; - l'usage de certains médicaments anticoagulants comme l'héparine; - une infection parasitaire telle la teigne; - des affections suppurantes : folliculite, furoncle, impétigo; - la syphilis, dans sa période secondaire : c'est l'alopécie "en clairière".
Et enfin et surtout l'excès de séborrhée, cause immédiate de la calvitie banale, dite encore "séborrhéique" ou "hippocratique" ce qui, plus qu'une explication, est une référence. Car pourquoi cet excès de séborrhée ? On ne le sait. Le fait que la calvitie ne touche guère que les hommes est parfois retenu pour en attribuer l'origine à certaines hormones, mais par quel mécanisme ? Et que l'homme blanc soit plus fréquemment atteint que l'homme de couleur ne facilite guère la recherche.
On doit donc se borner à décrire. Or, décrire la calvitie n'est-il pas superflu ? Il n'est que de regarder autour de soi, si se regarder soi-même ne suffit pas.
Les degrés, on le sait, sont nombreux : on est plus ou moins chauve; on l'est plus ou moins tôt. La "géographie" de la calvitie, le mot fait image, est très variable. Ici, il y a au sommet du crâne une simple tonsure, ici ce sont les tempes et le front qui "se dégarnissent". Elle s'arrête, puis repart, progresse lentement ou vite...
Certains observateurs affirment que la calvitie, autrefois très répandue, serait aujourd'hui en régression. C'est possible; mais on ne dispose là-dessus d'aucune statistique. Il n'est pas interdit, toutefois, de penser que cette amélioration, si amélioration il y a, est due à une meilleure hygiène. Une hygiène simple consiste en un bon savonnage hebdomadaire avec un savon très peu alcalin, presque neutre et en un premier rinçage avec de l'eau distillée ou de l'eau de pluie, qu'une décoction de bois de Panama à 100 g par litre peut remplacer.
Quant aux "traitements" de la calvitie, leur domaine, plus que celui de la médecine, est celui de la publicité. Car c'est là pour d'aucuns un immense marché à exploiter. Pour un nombre considérable de nos contemporains, en effet, la calvitie est une obsession qui peut aller jusqu'à la psychose.
Enfin, certains traitements chirurgicaux ont été mis au point. Pour le moment ces traitements, valables pour toutes les alopécies, consistent en la transplantation de cheveux d'une partie du cuir chevelu à une autre. Il y a, exactement, "autotransplantation". Plusieurs interventions sont nécessaires mais elles sont bénignes et ne gênent pas beaucoup l'activité du patient
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Autres définitions connexes
Atrichie
... complète des poils. Souvent congénitale, elle peut survenir dans le courant de la vie (voir alopécie) ...
Barbe
... gne tricophytique, où les plaques alopéciques, c'est-à-dire dépourvues de cheveux ou de poils (voir alopécie) se compliquent souvent d'inflammations suppurées (folliculites). Due ordinairement à un ch ...
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