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Antigène
De deux mots grecs signifiant "contre" et "engendrer".
On appelle antigène la substance sensibilisante qui, lors de l'anaphylaxie produit les anticorps dans l'organisme. Dans la plupart des cas, l'antigène est de nature protéique (protides, protéines, albumine). Autrement dit, il s'agit de substances organiques contenant de l'azote. Lorsque, exeptionnellement, l'antigène est de nature cristalloïde, il se combine immédiatement avec les substances protéiques de l'organisme et le résultat est le même.
La sensibilisation à un antigène est toujours à l'origine d'une maladie allergique, que celle-ci soit tumorale ou tissulaire. Dans les allergies tumorales dont le type est le rhume des foins, l'asthme l'urticaire l'oedème de Quincke, les antigènes pénètrent en général l'organisme par la voie respiratoire ou la voie digestive, rarement par voie cutanée ou sous-cutanée. La sensibilisation est lente et insidieuse. Ainsi faut-il, par exemple, un temps assez long pour que l'on soit sensibilisé au pollen et que les crises se déclenchent. Il peut y avoir à cette sensibilisation une prédisposition héréditaire. Pour vérifier l'existence de cette sensibilisation, on dispose des cuti-réactions. Une petite scarification est faite au niveau de la peau du bras et l'antigène y est déposé. Si l'organisme est porteur d'anticorps s'il est, en d'autres termes, sensibilisé, on observe un petit placard ortié (cuti-réaction positive).
L'intra-dermo-réaction est également pratiquée. Il s'agit d'une injection faite dans la peau, au niveau de l'avant-bras de très faibles quantités d'antigènes, le moindre excès étant susceptible de provoquer un choc anaphylactique. L'intra-dermo-réaction est positive s'il se forme une petite boule d'oedème avec éventuellement un érythème un peu surélevé.
Les allergies tissulaires, qui sont également des accidents de "sensibilisation", deviennent de nos jours de plus en plus courantes du fait des produits chimiques utilisés dans l'industrie et l'agriculture (détergents, enzymes, responsables d'eczémas des cimentiers, du "bouton" des mécaniciens, etc.) et ici, très souvent, l'antigène en cause n'est plus de nature protéique. Il s'agit en général d'une sensibilisation à un noyau chimique déterminé tel que tout groupe chimique ayant ce même noyau détermine la même sensibilisation. Dans les allergies de cette nature, les cuti-réactions et les intra-dermo-réactions sont négatives et ne peuvent donc pas être utilisées.
Pour détecter la sensibilisation, on a recours dans ce cas à l'épidermo-réaction; autrement dit, on dépose sur la peau, en frottant, le produit réputé sensibilisant; on recouvre d'une petite couche de gaze et, 48 heures ou quelques jours plus tard, on constate l'apparition, selon l'importance de la réaction, d'un érythème, d'une papule ou d'une vésicule. Cette allergie n'est jamais héréditaire.
Pour éviter ces allergies, il convient de séparer le patient de son allergène ou de mettre un écran entre l'antigène et lui; par exemple, s'il s'agit d'une sensibilisation par voie aérienne, de mettre un masque; ou si la sensibilisation est faite par voie cutanée de porter des gants. Certains produits, aujourd'hui parfaitement au point, s'appliquent sur la peau et forment pour la protéger un véritable "film". On peut également avoir recours aux désensibilisations spécifiques qui consistent à injecter petit à petit des doses croissantes du produit dans l'organisme. C'est extrèmement long et parfois "inopérant" car ces sensibilisations sont fréquemment multiples, d'où la nécessité de produire des désensibilisations concomitantes. L'oubli d'une seule entraîne l'échec.
Lorsqu'il y a introduction d'antigène par voie digestive, la désenbilisation peut être obtenue, comme précedemment, par l'introduction dans l'organisme de doses croissantes d'antigènes, ou bien par une sorte de déclenchement "préventif". On provoque un très léger choc anaphylactique qui ne se traduit pas sur le plan clinique par des troubles particuliers, en faisant ingérer au patient le produit qui doit déclencher la crise, mais cela à dose si faible que la crise ainsi déclenchée ne peut le gêner, tout en interdisant l'apparition d'une véritable crise. Enfin, il convient de signaler également sur le plan des traitements médicamenteux l'utilisation des anti-histaminiques et, actuellement, de la cortisone
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Agglutination
... ractérisée par le rassemblement et l'agglomération de ces substances. Lorsque les toxines ou antigènes pénètrent dans le corps, ce dernier, pour se défendre, élabore des anticorps qui détruisen ...
Allergie
... En l'absence d'une première défense, il ne peut pas y avoir d'allergie à l'égard d'un produit (voir antigène, asthme) ...
Anaphylaxie
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... L'anavenin est le résultat de la transformation d'un venin en antigène inoffensif, par l'action du formol et de la chaleur. Il y a là une analogie avec la transformation de la toxine en anatoxine ...
Anticorps
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Auto-immunisation
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