Balancement
Forme d'activité motrice importante du fait de la signification particulière qu'elle peut prendre parfois. Le balancement représente en effet normalement une composante pratiquement obligatoire d'une certain nombre d'activités du corps humain : balancement des bras lors de la marche, balancement d'une pied sur l'autre lors de l'attente, etc. Il s'agit là d'une mise en jeu automatique d'une partie de la musculature, d'une forme d'activité physique élémentaire fondée essentiellement sur la répétition rythmée d'un même mouvement. Or, cette forme même d'activité, aussi simple qu'elle soit, représente un stade indispensable de l'évolution de l'être humain dans la découverte qu'il fait de son propre corps : c'est en effet à l'aide de la répétition de mouvements simples que le très jeune enfant fait l'apprentissage des possibilités et des limites de sa propre musculature, ainsi que du poids et du volume de l'ensemble de son corps.
Un stade aussi élémentaire est, bien entendu, normalement vite dépassé pour être remplacé par un ensemble de conduites plus fines, représentant les différentes étapes du développement psycho-moteur; mais il y a des circonstances où les conditions d'une telle évolution ne sont pas réunies, ou sont remises en question par une maladie, et le balancement du corps prend alors la signification d'un blocage ou d'une régression dans le cours de ce développement. Il existe en effet des affections où le balancement prend une telle importance, jusqu'à parfois en être presque permanent, qu'il devient la seule activité physique du malade : il s'agit essentiellement des formes graves de maladies mentales comme l'hébéphréno-catatonie, l'encéphalite épidermique, les maladies de Pick et d'Alzheimer, etc.
Chez l'enfant le balancement du corps, même répété à de nombreuses reprises, est normal et nécessaire : tout compte fait, bercer un bébé ne représente rien d'autre que de le soumettre à un balancement doux et régulier. Mais il peut représenter parfois un signal de détresse : c'est ainsi qu'on a pu observer que les jeunes enfants séparés de leur milieu familial, et placés dans une institution où l'on a pas le temps de consacrer à chacun d'eux la somme de soins et d'attentions qu'ils réclament, se livrent plus souvent et plus longtemps que les autres à cet exercice. Une telle attitude corporelle est dans ce cas le témoin d'une carence affective (voir ce terme) qui, si elle n'est pas corrigée à temps, peut entraîner de lourds préjudices à l'égard du développement psycho-affectif ultérieur de l'enfant.
Ceci dit, l'habitude du balancement observée dans certains pays d'Orient, aussi bien chez les pratiquants d'un culte religieux que chez les étudiants (coraniques par exemple) semble avoir pour origine le désir de s'abstraire véritablement du milieu, par la mise en jeu d'un mouvement périodique et automatique qui agit un peu comme l'action du pendule et conduit à la disparition du monde extérieur.
Ainsi, le balancement favoriserait-il la concentration d'esprit. Peut-être faut-il rapprocher le balancement du bercement qui, lui, rapproche physiquement l'enfant de sa mère ou de sa nourrice. Le balancement prend alors la figure d'une protection affective
commentaire(s) sur le mot balancement
Pas de commentaires sur ce mot actuellement
|
Accès par les moteurs de recherche
Cette page sur le terme "balancement" a été
visitée 1309 fois et 339 visiteurs sont arrivés
par les moteurs de recherche
au moyen de 163 requêtes différentes
Autres définitions connexes
Bercement
... s leur berceau, ils font osciller leur tête et leur tronc d'une manière rythmée en véritable tic de Balancement qui peut durer des heures : ils cherchent à remplacer ainsi, spontanément, le bercement ...
A visiter dans l'annuaire santé
|