Bouffée de chaleur
C'est là, pour le médecin, un "phénomène neuro-végétatif". Mais plus qu'un phénomène, c'est, pour tout le monde, un signe. Le signe le plus banal et le plus caractéristique du retour d'âge (voir âge critique).
Le plus souvent sans motif, tout au moins apparent, ou pour un motif futile, la femme ressent une impression de chaleur plus ou moins forte qui, pour reprendre l'expression du Professeur Mara–on, de Madrid, "court comme une vague sur son corps et lui monte à la tête". Cette sensation s'extériorise immédiatement par une rougeur intense du visage, ou des joues, ou parfois des oreille.
Aux bouffées de chaleur se rattachent les vertiges, les sueurs nocturnes et l'augmentation des battements du coeur. Les bouffées de chaleur peuvent être dues aussi bien à la ménopause physiologique qu'à la ménopause artificielle, soit après traitement hormonale, soit après ablation chirurgicale des ovaires, soit après destruction de leur activité par les rayons X.
On peut même, à ce sujet, observer la place importante qu'occupent les bouffées de chaleur dans les troubles qui accompagnent la suppression artificielle du fonctionnement ovarien (80% des cas). Elles sont le plus souvent nocturnes et presque toujours accompagnées de sueurs. En revanche, les autres troubles nerveux, céphalées, vertiges, picotements, insomnies sont loin d'avoir dans la ménopause artificielle la fréquence qu'ils présentent dans la ménopause normale.
Les bouffées de chaleur traduisent une hypofolliculinie (la sécrétion de folliculine, l'une des deux hormones ovariennes, pèche par défaut) qui peut être traitée chez la femme jeune par les dérivés des oestradiols (hormones femelles), chez la femme plus âgée par les dérivés de la testostérone (hormone mâle provenant du testicule du taureu) ou par une association des deux produits.
Il va sans dire que cette thérapeutique hormonale, particulièrement active, ne doit pas être appliquée à tort et à travers. Elle nécessite un certain nombre d'examens complémentaires, ne serait-ce que pour ne pas donner un véritable coup de fouet à quelque affection grave et méconnue. Par ailleurs, les intolérances ne sont pas rares.
Aussi bien, il importe dans ce domaine de se rappeler l'importance de l'instabilité émotive chez la femme climatérique : traiter l'état nerveux peut être plus urgent que de corriger les déséquilibres hormonaux.
En dehors de la ménopause, n'importe quel phénomène entraînant des troubles vaso-moteurs peut faire naître des bouffées de chaleur : absorption d'alcool, repas trop copieux, émotions, etc
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