Bouveret (maladie de)
Brusquement, sans cause apparente, en pleine santé, les êtres humains peuvent ressentir une accélération extrême du coeur. Le rythme cardiaque normal oscille entre soixante-dix et quatre-vingts pulsations à la minute. Là, il s'accroît, dépasse les cent cinquante battements, atteint souvent deux cents pulsations, voire trois cents... Un choc sourd dans la poitrine débute souvent la crise, qui s'accompagne de palpitations, de douleurs ressemblant à l'angine de poitrine, d'une sensationde "moteur emballé". La crise peut durer quelques minutes ou quelques heures, parfois une journée entière. Et le retour à la normale s'effectue tout aussi brusquement, sans préavis, et de façon totale... Telles sont les caractéristiques de la maladie de Bouveret, du nom du médecin français qui la décrivit à Lyon, en 1889.
La maladie de Bouveret est souvent dénommée "tachycardie paroxystique", bien que d'autres affections très différentes par leurs causes soient aussi rangées sous ce vocable générique. L'affection généralement passagère et souvent sans conséquence, décrite par Bouveret, ne devient réellement dangereuse que si elle dure trop longtemps (plus de quarante-huit heures). Elle peut alors, en effet, engendrer une insuffisance cardiaque (voir coeur) à évolution rapide. Ainsi, la maladie de Bouveret, qui n'est pas due à une atteinte cardiaque, risque d'en provoquer.
Le patient soumis à une telle tachycardie a en effet souvent tendance à s'affoler et à perpétuer l'angoisse qui, bien souvent, aura été à l'origine de la crise dans le cadre de ce que les spécialistes appellent la "névrose cardiaque". Il faut donc avant toute chose combattre cet affolement psychologique, et utiliser certaines "recettes" très souvent efficaces pour enrayer l'affolement du coeur : déglutition rapide d'une grande bouchée de pain (ou de tout autre aliment en grande quantité), tentative de vomissement, compression légère des carotides sous les maxillaires, massage au-dessous de l'angle de la mâchoire droite (ce massage "sinu-carotidien", qui ne saurait durer plus d'une minute, est exécuté, le patient étant couché sur le dos, la tête tournée vers la gauche, avec précaution et douceur). On peut aussi exercer un appui progressif et non douloureux sur les globes oculaires, ou poser des compresses glacées sur la région du coeur...
Enfin, bien entendu, le médecin immédiatement consulté dispose d'un arsenal de médicaments qui, généralement, arrêtent la crise. Certains traitements électriques peuvent arrêter les crises les plus longues; et des traitements préventifs les empêcher
commentaire(s) sur le mot bouveret-maladie-de
Pas de commentaires sur ce mot actuellement
|
Accès par les moteurs de recherche
Cette page sur le terme "bouveret-maladie-de" a été
visitée 877 fois et 223 visiteurs sont arrivés
par les moteurs de recherche
au moyen de 99 requêtes différentes
A visiter dans l'annuaire santé
|